Stress avant un entretien d’embauche | Sophrologie pour apaiser et reprendre confiance
- Eugénie MIGNOT

- il y a 2 jours
- 7 min de lecture

Respiration rapide, tensions musculaires, pensées envahissantes, mains moites, boule dans l'estomac, difficultés à se concentrer ou perte de moyens... le stress avant un entretien d’embauche n’est pas qu’une sensation passagère : c’est une réalité partagée par 93% des candidats.
Récemment, on m’a demandé d’animer un stand « Pause anti-stress » lors d’un salon de l’emploi pour proposer des moments courts de gestion du stress avant ou entre les entretiens et rencontres professionnelles. Sur place, j’ai proposé des exercices de sophrologie, une méthode douce et accessible, et j’ai pu observer très concrètement comment elle aide à apaiser le corps, calmer le mental et retrouver un peu de confiance en soi.
Dans cet article, nous allons voir pourquoi la sophrologie est une alliée précieuse lorsqu’on fait face au stress d’un entretien, comment elle agit et en quoi elle peut être intégrée aussi bien pour les particuliers que pour les équipes au sein d’une organisation.
Quand le stress s’invite avant un entretien
Avant un entretien, le stress ne surgit jamais par hasard : il apparaît parce que l’enjeu est important : être choisi.e, être reconnu.e, se sentir légitime, à la hauteur. Derrière le stress, il y a souvent la peur du regard de l’autre, la peur de se tromper, de ne pas savoir répondre, ou de ne pas être « assez ». Ce stress peut être présent même lorsque l’on est compétent.e, expérimenté.e, ou habitué.e à prendre la parole et il est souvent encore plus fort chez les personnes qui passent peu d’entretiens, qui sortent d’une période difficile, ou dont la confiance en soi a été fragilisée par des expériences passées.
Sur le stand « Pause anti-stress », c’est ce que j’ai entendu toute la journée : des phrases comme : « Je ne vais pas y arriver », « Il y a tellement d’autres candidat.e.s, pourquoi moi ?», « J’ai peur de perdre mes moyens »... Ce qui m’a frappée, c’est à quel point ces pensées étaient envahissantes… et à quel point elles semblaient normales pour celles et ceux qui les vivaient : beaucoup pensaient qu’il fallait « faire avec » ou que c’était leur personnalité : « Je suis stressé.e, c’est comme ça ».
Or, le stress n’est pas une fatalité, il nous parle de ce qui compte pour nous, de nos besoins, de nos peurs aussi. Alors, le problème n’est pas qu’il soit là, mais qu’il prenne toute la place, au point d’empêcher d’accéder à ses ressources. C’est précisément à cet endroit-là que la gestion du stress devient essentielle : non pas pour supprimer les émotions, mais pour apprendre à les accueillir, à les comprendre et à les réguler, afin de rester présent.e, concentré.e et plus confiant.e.
Le stress : un mécanisme utile… qui peut devenir envahissant
Avant d’aller plus loin, il me semble important de rappeler une chose essentielle : le stress n’est pas mauvais en soi : il fait partie de nos mécanismes naturels de protection. Il nous aide à nous adapter, à réagir, à mobiliser de l’énergie face à une situation perçue comme importante. On parle souvent du stress comme d’un bloc, alors qu’il peut prendre différentes formes :
Le stress ponctuel : celui qui apparaît juste avant un entretien, une prise de parole ou un rendez-vous important. Il peut être stimulant, nous aider à rester vigilant.e, concentré.e, présent.e. Tant qu’il reste modéré, il peut même devenir un allié.
Le stress plus intense et envahissant : celui qui s’installe en amont, parfois plusieurs jours avant l’entretien. Il empêche de dormir, fait ruminer, crispe le corps et envahit les pensées. Dans ces cas-là, le stress ne stimule plus : il freine.
Le stress chronique : chez certaines personnes, le stress peut devenir presque permanent. Il s’accumule, s’additionne à d’autres sources de pression (professionnelles, personnelles, émotionnelles), jusqu’à saturer complètement le système. Avant un entretien, il suffit alors d’un enjeu supplémentaire pour que tout déborde.
Dans le cadre des accompagnements que je propose, que ce soit en individuel ou en collectif, je rencontre ces différentes formes de stress : certaines personnes ont simplement besoin de souffler de manière ponctuelle, d’autres arrivent avec un stress beaucoup plus ancien, plus ancré, parfois associé à un manque de confiance en soi ou à des expériences passées difficiles. Ce que ces situations ont en commun, ce n’est ni un manque de volonté ni un manque de motivation; elles sont avant tout le signe d’un système nerveux en alerte, qui a besoin d’être apaisé. Et c’est précisément à cet endroit que la sophrologie intervient.
Sophrologie et gestion du stress : le duo gagnant
La sophrologie n'est pas une solution magique, c'est un outil concret qui agit à la fois sur le corps, le mental et les émotions.
Sur le stand « Pause anti-stress », j’ai proposé des exercices simples : des exercices de respiration, des mouvements doux pour relâcher les tensions et des exercices d’ancrage pour revenir dans l’instant présent. Rien de spectaculaire, rien de compliqué... une minute par exercice... et pourtant, les effets étaient là ! Les épaules s’abaissaient, la respiration devenait plus calme, le regard changeait, les pensées envahissantes laissaient un peu plus de place à la clarté...
Alors, bien sûr, ces exercices ont un effet immédiat, mais leur véritable intérêt réside dans la répétition : plus on les pratique, plus on apprend à reconnaître les signaux du stress et plus on devient capable de les réguler. Petit à petit, le cercle vicieux du stress laisse place à un cercle plus vertueux, où la confiance et la sécurité intérieure peuvent s’installer.
Ce qu’il est important de comprendre, c’est que ces effets ne sont pas dus au hasard : lorsque le corps se détend, le système nerveux s’apaise et le mental peut, à son tour, ralentir. La sophrologie agit précisément à cet endroit-là : elle aide à se reconnecter à ses sensations et à reprendre contact avec ses ressources, là où le stress avait pris toute la place.
C’est une approche particulièrement intéressante pour les personnes qui disent : « Je sais que je n’ai pas de raison de stresser, mais je n’y arrive pas ». La sophrologie ne demande pas de convaincre ni de lutter contre le stress, elle propose de faire autrement, plus en douceur.
Elle permet également de revenir dans l’instant présent : avant un entretien, beaucoup de personnes se retrouvent prises dans des scénarios imaginaires : « Et si je me trompe ? », « Et s’ils me jugent ? », « Et si je perds mes moyens ? »... Ces pensées projettent dans un futur incertain, souvent anxiogène. Les exercices de sophrologie aident à revenir ici et maintenant, là où il n’y a, en réalité, rien d’autre à faire que respirer et être présent.e.
Enfin, la sophrologie permet de renforcer la confiance en soi. Non pas uniquement en se répétant des phrases positives, mais en faisant l’expérience concrète de ses capacités : la capacité à se calmer, à se recentrer, à traverser une montée de stress sans être submergé.e. Et cette expérience-là est souvent bien plus rassurante que n’importe quel discours.
Pause ponctuelle ou accompagnement suivi en sophrologie : quelle différence ?
Les pauses proposées lors du salon étaient des moments courts, mais précieux. Elles permettaient de faire un premier pas : prendre conscience de son stress, de ses réactions, et surtout de ses capacités à faire autrement. Pour beaucoup, c’était une première rencontre avec la sophrologie… et parfois avec l’idée même de prendre soin de sa santé mentale.
Mais évidemment, un échange de quelques minutes - même de qualité - ne permet pas d’aller aussi loin qu’un accompagnement suivi en sophrologie. Ces pauses sont une porte d’entrée, une première marche, elles donnent un aperçu, elles ouvrent des possibles. En cabinet ou en visio, l’accompagnement s’inscrit dans la durée et se construit sur mesure : chaque personne arrive avec son histoire, ses expériences, ses ressources, mais aussi ses fragilités. Le travail commence toujours par une première séance durant laquelle nous faisons connaissance, afin de comprendre les besoins, de poser un objectif et de définir ensemble ce qui permettra de dire, plus tard : « ça va mieux ». Ensuite, les séances évoluent progressivement. On y travaille la gestion du stress, bien sûr, mais aussi la confiance en soi, l’estime de soi et la relation aux émotions. À chaque séance, on va un peu plus loin que la précédente, en respectant le rythme et les limites de chacun.e. Les exercices sont adaptés, personnalisés et pensés pour être réutilisés dans le quotidien, notamment avant un entretien ou un moment important.
Conclusion
Cette journée passée sur le JobFest m’a confirmé une chose essentielle : le stress avant un entretien est largement partagé, mais il n’est pas une fatalité. En quelques minutes seulement, lorsque l’on prend le temps de respirer, de relâcher le corps et de revenir à l’instant présent, quelque chose peut déjà s’apaiser.
La sophrologie permet cette reconnexion à soi, en douceur, et rappelle que chacun.e possède des ressources, même lorsque la pression est forte. Que ce soit à travers une pause ponctuelle ou un accompagnement plus approfondi, il est possible d’apprendre à mieux vivre ces moments clés.
J’accompagne les personnes en cabinets près de Lille ou en visio sur la gestion du stress et j’interviens également auprès des entreprises et des organismes pour proposer des espaces dédiés au bien-être et à la santé mentale.
Et vous, comment vivez-vous le stress avant un entretien ou une situation professionnelle importante ? Qu’est-ce qui vous aide, ou pourrait vous aider, à faire redescendre la pression ?
Prenez soin de vous,
Eugénie
À propos d’Eugénie Mignot
Je suis psychopraticienne et sophrologue. J’accompagne les adultes et les enfants qui traversent des périodes de stress, de fatigue émotionnelle, de questionnements ou de transition de vie. J’utilise des outils tels que la sophrologie, l’analyse transactionnelle, l’hypnose et le coaching PNL pour proposer des accompagnements humains, structurés et adaptés à chaque personne. Si cet article fait écho à ce que vous vivez, je vous reçois en cabinet près de Lille (Lambersart et Emmerin) ou en visio, partout en France.
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